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1814 Napoléon au bout de l'aventure

Le château de Joséphine

Ils étaient jeunes, beaux, aventureux. Tout semblait leur réussir. Ils venaient tous les deux d'échapper à la mort, à la guillotine et aux boulets, ils étaient en traind'arriver dans les premiers cercles du pouvoir. Napoléon acheta la Malmaison à Joséphine. Ce fut la maison de leur bonheur. Joséphine y vécut après leur divorce. Elle y mourut, en 1814, d'un coup de froid. Napoléon viendra s'y recueillir quelques jours, après Waterloo.

La maison tombera en désuétude. Puis, un financier la racheta en 1896. Il s'appelait Daniel Iffla. Il eut un coup de cœur. Mais c'était un homme de cœur. Il rénova tout ce qu'il put sauver. Il aménagea de nouveau le rêve du jeune consul. En 1906, Daniel Iffla donna le domaine à l'État français.

Daniel Iffla avait modifié son nom en Osiris. Le Dieu égyptien était ainsi présent pour rassembler ce qui avait été éparpillé. Comme si, pour remercier Napoléon d'avoir permis la compréhension des hiéroglyphes, Osiris était intervenu... Comme si Joséphine, qui avait tant donné à tant de gens, devait recevoir à son tour, en remerciements, la reconstruction de son souvenir. Comme si ce qui restait de Napoléon étaient les instants de ses bonheurs amoureux et familiaux, dans une France qui se préparait à la Première Guerre Mondiale... Les âmes ne meurent peut-être pas, et rôdent autour des rêves qu'elles ont réalisés sur terre. Napoléon, empereur malheureux, fut ici un homme heureux.

Aujourd'hui, le Musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau a également sous sa responsabilité les sites de l'île d'Aix et la maison Bonaparte d'Ajaccio. 

Malmaison

Vue du château de Malmaison, côté Cour d’Honneur © Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau

L'enfance d'un chef

Jeune, il était petit, maigre, émotif, avec un joli visage aux traits fins et accentués. Ses cheveux étaient châtains et ses yeux bleus. Il mesurait 1m70. Ce qui était plutôt grand pour l'époque. Sa famille était de vieille noblesse, originaire du nord de l'Italie. On a pu faire des tests ADN sur des cheveux lui appartenant, et qui ont été confirmés par des analyses pratiquées sur sa mère et d'autres membres de sa famille. Parmi ses ancêtres, il y aurait eu des habitants de la Palestine et du Liban. Il semblerait aussi qu'il ait des origines caucasiennes. Le clan des Bonaparte était sur Ajaccio.

Contrairement à une certaine légende venue de la propagande populiste de son neveu Napoléon III, sa famille était riche. Son père Charles était proche de Paoli, le libérateur de la Corse, ami des Anglais. C'est Paoli qui inventa la première constitution républicaine de la Corse, en s'inspirant des idées des Lumières. Elle servit de modèle aux Américains lorsqu'ils décidèrent d'écrire celle des États-Unis. Paoli et Charles Bonaparte étaient franc-maçons. La famille de Napoléon baignait et baignera dans   l'atmosphère des loges, y compris ses soeurs. Napoléon fut-il lui-même maçon ? Il y a de fortes chances, même si aucune preuve n'a été retrouvée dans les registres.

Il ne s'afficha jamais comme tel. On peut penser qu'il a été initié. Comment pouvait-il ne pas l'être à une telle époque, et dans une telle famille ? Mais il ne trouva guère d'intérêt à le rester. Même si la symbolique essentielle de sa campagne d'Égypte et de son empire fut d'inspiration maçonnique. Tous ses maréchaux furent francs-maçons, les boulevards des maréchaux à Paris étaient communément appelés au XIXe siècle les boulevards des Francs-maçons.

Brienne-le-Château

Hôtel de Ville de Brienne-le-Château

Il fut envoyé à l'École militaire de Brienne à l'âge de 11 ans, sans bien parler le français. Il bénéficiait d'une bourse de la monarchie. La légende bonapartiste du XIXe siècle en conclut que les Bonaparte étaient de pauvres Corses, et que Napoléon fut le souffre-douleur de ses petits camarades issus de la haute aristocratie française. Tout cela est une histoire destinée à émouvoir dans les chaumières. Le père de Napoléon avait pu prouver aisément ses quatre quartiers de noblesse, Après maintes péripéties, il avait rallié le parti français en Corse, il était ami du nouveau gouverneur de la Corse, Charles Louis de Marbeuf, et il fut reçu plusieurs fois en audience à la cour. En réalité, Napoléon garda un excellent souvenir de Brienne, de ses professeurs et de ses camarades. Chaque élève avait un petit lopin de terre, qu'il cultivait selon ses goûts. Parfois il lui est arrivé, quand il voulait se trouver seul, de jeter des cailloux sur ceux qui venaient le distraire pour jouer ou discuter. L'imagerie républicaine a voulu véhiculer de son enfance un côté populaire, timide, qui correspondrait au personnage d'Alphonse Daudet dans Le petit chose : le petit Napoléon parti de presque rien, enfant du peuple, méprisé par ses condisciples était en fait un aristocrate de grande taille châtain aux yeux bleus, qui n'avait qu'une ambition : servir le roi de France... Il était donc protégé par les finances royales, éduqué avec l'élite aristocratique et guerrière de Louis XVI, protégé par le puissant Marbeuf. Sa mère devenue veuve tirait ses revenus d'un important vignoble corse. Elle vivait dans un superbe hôtel particulier.

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N 69


La Revue de L’HISTOIRE — N° 69

 

 
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