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Une bible pour un roi Version imprimable Suggérer par mail

La crise de l'édition est liée à celle des librairies. Nous orientons-nous  vers le modèle américain où l'on ne compte de grandes librairies  que dans les villes de plus de 600 000 habitants ? En revanche, Internet  a donné l'accessibilité à une masse incalculable de livres numérisés, de  documents de toutes sortes. Nous pouvons désormais transporter une  bibliothèque dans la poche d'un veston ou un sac à main. La qualité  d'un livre pour se distinguer dans cette multitude d'opportunités doit  donc être exceptionnelle. Le degré de l'analyse faite de ce livre, par les  critiques, doit aussi être à la hauteur des enjeux de cette transformation  vertigineuse de nos moyens de lectures et d'analyses.  Certains livres et interviews pourront être présentés tout particulièrement sur notre site accessible gratuitement :  www.larevuedelhistoire.com. Nos éditions papiers s'attacheront aussi à toujours parler d'œuvres qui apportent  une contribution forte à l'évolution de la pensée historique et de son approche future. Livres rares, livres de luxe,  pensées particulières, cinémas et pièces de théâtre, ouvrages de recherche et lectures de loisirs sont au coeur es grands débats de l'Histoire.

Nous parlons aussi des Maisons d'écrivains qui permettent de garder comme un lieu encore vivant le souvenir  d'un auteur qui nous a offert, par son œuvre, le fruit de toute une vie, de toute une réflexion.
UNE BIBLE POUR UN ROI. UNE LECTURE POUR UN SAINT.

 

 

À L'OCCASION DU HUITIÈME CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE LOUIS IX, QUE LE MINISTÈRE DE LA CULTURE A INSCRIT PARMI LES CÉLÉBRATIONS NATIONALES, LA MAISON D'ÉDITION M. MOLEIRO DÉVOILE À L'EXPOSITION SAINT LOUIS DE LA CONCIERGERIE, L'EXACTE RÉPLIQUE, OU «QUASI-ORIGINAL», DE LA BIBLE DE SAINT LOUIS.

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Double page d’ouverture avec le Christ Pantocrator et la Création du monde (vol. 1)

 

 

 

DIEU ET LE ROYAUME

Un royaume, c'est le discours entre la terre et Dieu, entre le visible du monde et son invisible. Les codes civils, les manuels d'ingénieur, les règlements d'ascenseur sont subordonnés à cette Histoire débutant par la reconnaissance d'un pouvoir supérieur aux hommes. Ces derniers étaient dépassés par le ciel et ses étoiles, par le mystère de la naissance et de la mort, par le secret de leurs propres assemblées. Sans ce sentiment de Dieu, il y aurait eu des êtres non liés entre eux par un engagement fort, leur morale aurait été celle de la violence et du chaos.

Aucune civilisation n'a pu se bâtir dans le rationnel pur, dans l'utilitarisme total, dans le prisme unique des intérêts individuels. Ce principe de Dieu et de la monarchie ne fut pas admis après une longue discussion. Il ne sortait pas d'une Assemblée Générale avec vote et scrutin défini à l'avance. Il était une évidence du même niveau que le soleil se couche, que la nuit tombe et que tout devient sombre avant de s'éclairer de nouveau.

 On a eu beau dire que la philosophie grecque, puis moderne, est venue modifier cette perception des choses. C'est mal lire Platon, c'est ne rien comprendre à Spinoza, c'est mal interpréter les sciences et leur part de secret invisible, affleurant tel un filon d'or, à la première équation un peu complexe de mathématiques. Après avoir tenté de massacrer tous les croyants, les sociétés ou civilisations qui ont nié Dieu ont modifié très vite leur discours. La Révolution française parlait elle-même de l'Être Suprême, le marxisme athée n'a pas duré plus de 80 ans, puis il s'est effondré en quelques jours. On peut croire ou ne pas croire. C'est la liberté de chacun. Mais, en lui-même, le concept de Dieu est omniprésent en Histoire. Il fait partie de la naissance de l'Humanité, de son début de civilisation, et de sa suite temporelle qui mène à l'intemporel.

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Cette notion divine étant acceptée telle une certitude, il fallait établir le lien avec cette entité. Ce fut la foi, le culte, la croyance qui s'établirent eux aussi naturellement, en prolongation de l'évidence. Le discours était nécessaire. Les mythes pouvaient naître. Contrairement à ce que l'on peut dire, ils sont aussi réels et véritables qu'un escalier ou une route qui mènent à un lieu voulu, que l'on souhaite voir. Dieu se raconte par des mots, par des histoires, c'est la seule façon d'arriver à cerner sa perception nécessaire.

DIEU ET LE VIVANT

Dieu existe. Dieu est supérieur. On peut mettre Dieu au pluriel ou au singulier. Cela ne change rien. Il est au-delà. Bien plus fort que nous. Il établit donc une hiérarchie. Cette hiérarchie entre lui et nous se répercute aussitôt au niveau de la terre et de ses sociétés humaines. C'est ainsi que la hiérarchie est le seul modèle inné que l'être humain peut comprendre instinctivement pour bâtir sa civilisation, sa vie en société. D'autres modèles peuvent venir par la suite. Mais ils ne seront historiquement que les seconds modèles, les troisièmes... Pour qu'il y ait conscience de la liberté de l'individu, il fallait au départ qu'il y ait la foi, sinon il n'y aurait pas eu de maïeutique, il n'y aurait pas eu l'essor de l'individu faisant partie d'une collectivité. Ce n'est pas là une affirmation de militants - de militants en quoi, d'ailleurs ? - C'est une simple vérité historique.

Éditions M. Moleiro

Matthieu Delaygue (extrait)

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N 73

La Revue de L’HISTOIRE — N° 73

 

 
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