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Guerres
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  La guerre est-elle la continuation de la politique par d'autres moyens, ou bien ne faudrait-il pas écrire l'inverse ? Il est impossible d'évoquer l'Histoire sans parler de cet ensemble de confl its, batailles, grandes et petites guerres, guerres secrètes, préparations d'affrontements, systèmes de défenses et d'attaques, théories militaires, idéologies révolutionnaires ou  conservatrices, qui ont marqué l'histoire du monde. Avec leur cortège de généraux, maréchaux, hommes politiques, soldats du rang ou de fortune, aventuriers de toute sorte, héros ou parfois personnages troubles.

L'Histoire est aussi cette suite d'angoisses, de violences, de courages et de sacrifices, où l'intelligence développe ses stratégies au gré du hasard, de la nécessité et des progrès techniques. Le monde humain n'est pas forcément et simplement un univers de combats. Mais ces derniers ont   développé une culture commune, une science à la fois technique et philosophique, qui est à la pointe du savoir moderne : Conflits financiers, conflits d'intérêts de toute sorte, luttes pour des voies de commerces ou d'infl uences, luttes simplement pour des rivalités qui ne s'expliquent pas en termes de logique pure, la politique mêlée à tout cela, et ensuite le souvenir, lorsque le confl it s'est arrêté et qu'il reste des marques parfois indélébiles, dans les consciences et les systèmes.

De la réalité des faits aux souvenirs, de la déformation des faits à leur analyse parfois forcément incomplète, de grands mystères côtoient de grands hommes, tandis que de grandes inconnues et de grandes armées continuent leur course dans l'Histoire du monde, avec des millions de soldats qui sont parfois nos ancêtres.


LA MINE AU COEUR DES CONFLITS

14-18LE NORD ET LES CORONS. LE MONDE OUVRIERDE LA MINE. GERMINAL ET LES GRÈVES DE L'INTERNATIONALE COMMUNISTE. LA MISÈRE ET LA RICHESSE. L'ASCENSION SOCIALE ET L'EFFORT. LES ROUGES CONTRE LES JAUNES. LES COUPS DE GRISOU, LES BOMBES, LES ORPHELINS ET LA TUBERCULOSE.

LA VIE DES OBSCURS

Germinal. Zola. En famille. Hector Malot. Les souleries au genièvre. Les fêtes de Ducasse. Les hommes sales et fatigués. Les ménagères qui portent les enfants à la communale avant d'aller acheter dans un cabas en toile la nourriture supplémentaire du jour, celle que l'on ne trouve pas dans les produits du jardin. Il fait froid. Il pleut. L'hiver, le jour tombe très vite. L'été, il y a un mois de canicule. On boit de la bière dans les estaminets. On voit les enfants jouer sur les trottoirs des corons. À leur tour, ils seront mineurs, ce sont des familles nombreuses. Parfois de dix, douze enfants. Jusqu'aux premiers Congés payés, la seule fois qu'ils sortaient du terrain plat de leurs régions nordiques, c'était pour aller faire leur service militaire, et la guerre, lorsqu'elle avait lieu. Une partie de mes ancêtres était de ces gens-là. De la mine. De l'exploitation. De ce monde ouvrier qui avait ses codes, son honneur et ses luttes intestines.

LES VISIONS À LA ZOLA

 fosse 14

Montage du chevalement provisoire de la fosse 14 des mines de Lens à Loos-en-Gohelle, 1920. © Collections Centre Historique Minier

  La première chose à dire, c'est que Zola s'était trompé. Germinal est un livre généreux mais paranoïaque. Déformé comme seul pouvait le déformer un grand écrivain. Un bon bourgeois , qui n'avait jamais travaillé manuellement, qui avait été toujours solitaire face à sa page blanche et son onirisme visionnaire qui en fait un de nos maîtres en littérature aux côtés de Balzac. Non, les mineurs ne buvaient pas. Non, ils n'étaient pas dégénérés. Non les filles n'étaient pas de pauvres garces qui se faisaient forcer par des hommes brutaux qui s'appelaient Chaval, pour faire penser le lecteur à un cheval de labour. Non, les syndicalistes qui dirigeaient les grèves n'étaient pas des émotifs qui avaient envie de tuer parce qu'ils avaient en eux du sang assassin parce que dégénéré par l'alcool. Non, les épiciers n'abusaient pas des femmes qui n'avaient pas de quoi payer leur pain de saindoux, et celles-ci, lorsqu'elles étaient déformées par leurs grossesses et leurs misères, n'envoyaient pas leurs jeunes filles de quinze ans pour chercher leurs commissions et se faire dépuceler contre un ruban ou un morceau de fromage de tête. Non, lorsqu'il y avait des révoltes des femmes ouvrières, l'épicier du quartier ne partait pas se réfugier sur les toits, il ne tombait pas de frayeur, et les vieilles femmes des corons de leurs mains sèches et grises ne lui coupaient pas ses parties génitales pour aller les promener dans la rue principale tandis que les rentiers issus d'anciens domestiques se terraient dans leur cuisine en regardant par la fente des volets fermés. Et les grands-pères, lorsqu'ils étaient hydropiques et paralysés, muets et sales, ne rassemblaient pas leurs dernières forces pour se lever et étrangler une jeune et jolie jeune femme qui venait leur faire de la charité.
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LA FAUTE AU MIDI

Soldats héroïques et diffamés

IL FALLAIT TROUVER UNE EXPLICATION AU DÉSASTRE. LES ARMÉES ALLEMANDES FONÇAIENT SUR PARIS. CHAQUE JOUR, 20 000 SOLDATS FRANÇAIS ÉTAIENT MIS HORS DE COMBAT, TUÉS FACE À L'ENNEMI. LES OFFENSIVES SUR L'ALSACE ET LA LORRAINE AVAIENT VITE TOURNÉ À LA CATASTROPHE. LE GOUVERNEMENT PARTAIT S'INSTALLER À BORDEAUX. PARIS N'ÉTAIT PLUS SÛR. L'ENNEMI ÉTAIT À 70 KILOMÈTRES DE LA VILLE. TOUT SEMBLAIT PERDU.

La faute à qui ? Il était hors de question de mettre en cause le gouvernement qui avait mené la France à la guerre. On ne pouvait décemment pas accuser l'État-major, le Grand Quartier Général d'avoir perdu la guerre pour incompétence, mauvais calcul, stratégie nulle, organisation catastrophique. Il fallait des coupables. D'autres coupables. Et vite.

mobilisation

AU FALOT

Joffre, à la tête des armées, était en train de limoger les généraux à la pelle, y compris ses camarades de promotion ou d'anciennes garnisons. Messimy, le ministre de la guerre, perdait la tête, et se prenait pour un nouveau Robespierre, un Carnot furieux, puisque la France était de nouveau en danger comme en 1793. Il voyait l'exécution sommaire comme unique solution. Il ne voulait plus que l'armée recule. Donc, dans une logique de fou, il fallait guillotiner chaque général qui reculerait. Mais comment faire pour qu'un général ne recule pas, si ses régiments reculaient eux aussi ? Messimy n'était pas allé aussi loin dans le raisonnement. Sa raison s'obscurcissait. Il refusait la logique ultime. Pour qu'un général ne se replie pas,il fallait que le colonel, le commandant, les sous-officiers restent sur place, eux aussi. Donc chaque grade supérieur devait fusiller ceux de ses adjoints qui lâchaient pied. C'était limpide.

On créa tout de suite des tribunaux d'exception, où, sans instruction, sans même demander les témoins à décharge, chaque colonel de régiment avait le pouvoir de fusiller qui il voulait dans son régiment. C'était la fi n du droit. Le début du stalinisme alors que Staline n'était pas encore connu. Mais il y avait déjà de la paranoïa dans l'air. On pensait ainsi stabiliser le front. Puisque devant cette ferme résolution, la troupe serait dissuadée de reculer, et reprendrait donc forcément du poil de la bête.

Plaque stéréoscopique : la mobilisation, 1914© Coll. particulière.

   GRANDE GUERRE

 

 mobilisationJoffre qui était tout de même plus intelligent que Messimy refusa de faire fusiller les dits-généraux qui reculaient.

Il devait aussi sentir une menace dans les propos de Messimy. Si on commençait à fusiller un général, on pouvait forcément fusiller le général commandant le G.Q.G., c'est-à-dire lui. Il se contenta de convaincre Messimy qu'il suffisait de fusiller jusqu'à la qualification d'officier subalterne. Et de préférence les lieutenants que les capitaines, les sous-officiers que les officiers même subalternes, les caporaux plutôt que les sous-offs, et les soldats plutôt que les caporaux. C'était limpide. Avec cela, on pouvait encore sauver la France.

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